Les comparaisons de Max Kellerman ne sont plus la couleur de fond des émissions de Zuffa. Ils font désormais partie du discours de vente.
Lorsque Kellerman a comparé Callum Walsh à Roy Jones Jr. au cours de la première semaine, cela n'a pas été considéré comme un battage médiatique. C'est resté coincé. Les fans en ont débattu. Les clips ont voyagé. À partir de ce moment-là, les gens ont commencé à écouter plus attentivement pour la prochaine comparaison.
Chez Zuffa 03, il est arrivé rapidement. Kellerman a souligné le coup d'Oswaldo Molina et a fait référence à Larry Holmes. Il a précisé qu'il ne plaçait pas Molina au niveau de Holmes, seulement qu'il y avait quelque chose de rappelant dans le rythme et le claquement.
Mais une fois le nom prononcé, il fait son propre travail.
Andre Ward est intervenu avec un rappel qui a interrompu la diffusion.
« Vous savez qu'ils vous prennent au mot, textuellement. »
Le pouvoir de l'association
Ward ne remettait pas en question l'intérêt de Kellerman pour la boxe. Il pointait du doigt l'influence et les conséquences.
À l’ère des mèmes coupés et republiés sur les réseaux sociaux, le qualificatif s’estompe. Ce qui survit, c'est Roy Jones Jr. Ce qui survit, c'est Larry Holmes.
Lorsque ces noms sont associés à des combattants qui bâtissent leur réputation, l’effet est immédiat. La comparaison accélère la crédibilité. Qu'il soit intentionnel ou non, il cadre la performance avant que la division n'ait le temps de la juger par elle-même.
Ce n’est pas un commentaire anodin. C'est ça l'influence.
De l’analyste à l’architecte
La comparaison avec Roy Jones et le vaccin Holmes faisaient partie d’une tendance croissante. Kellerman a adouci l'accord en appelant à un titre Zuffa de style BMF, ce qui, il le sait très bien, aurait contrarié de nombreux fans inconditionnels.
Dans l’ensemble, cela cesse de paraître spontané.
Kellerman ne décrit pas ce qui se passe à l’intérieur des cordes. Il contribue à lui donner un sens en temps réel. Pour une promotion qui essaie encore de consolider ses bases, ce type de cadrage présente un réel effet de levier.
L’étiquette « homme de compagnie » est rapidement apparue parmi les fans qui pensent que l’émission amène les téléspectateurs vers une conclusion : c’est là où en est la boxe actuellement.
« C'est vraiment une question de fans »
Un autre clip largement partagé montrait Kellerman encadrant l’ensemble du projet en fonction du public.
« Nous continuons à parler du point de vue des combattants, des athlètes, mais il s'agit vraiment des fans. C'est pour cela que nous sommes tous ici. C'est pourquoi c'est ici parce que les gens vont regarder. »
La ligne a du sens. Les promotions vivent ou meurent grâce à l'attention.
Mais lorsque ce message est associé à des comparaisons historiques, la stratégie devient plus claire. Les légendes du passé sont utilisées pour valider le présent.
Ward a immédiatement reconnu la dynamique, et c'est pourquoi il a dit ce qu'il a dit. Dans ce climat, Kellerman ne se contente pas de provoquer des bagarres ; il compresse l'héritage.
Et pour une promotion qui tente de construire rapidement une histoire, une voix comme celle-là ne décrit pas seulement l'élan, elle contribue à le créer.
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