Dana White a pris une nouvelle tournure dans la structure du pouvoir de la boxe, mais la partie la plus révélatrice de ses derniers commentaires n'était pas le tir contre Eddie Hearn.
C'était la chronologie. White a fait valoir que la boxe a eu plus d’un siècle pour développer un modèle moderne et compétitif et qu’il lui manque encore une direction claire et unifiée.
S'exprimant après son dernier événement Zuffa Boxing, White a rejeté l'idée selon laquelle les promoteurs établis seraient gelés financièrement. Selon lui, l’argent n’a jamais été un obstacle. L'exécution a eu lieu.
« Le sport existe depuis plus de 100 ans et de nombreux gars sont impliqués dans ce sport. Il y a beaucoup d'argent dans ce sport. Eddie Hearn et son père ont beaucoup d'argent. Ce n'est pas comme s'ils ne pouvaient pas concourir. Ils ne peuvent pas concourir parce qu'ils ne savent pas concourir. Il n'y a aucune vision là-bas. «
Les lignes sur Hearn feront la une des journaux. L'affirmation la plus importante est celle que White défend réellement : selon laquelle la boxe, malgré son histoire et ses ressources, n'a pas construit un système capable de rivaliser de manière cohérente dans le paysage sportif d'aujourd'hui.
Un siècle d'argent, pas de direction unifiée
Le point de White n’est pas que la boxe manque de joueurs riches. Il dit que le sport en a toujours eu.
Sa critique est que l’argent ne s’est pas traduit par un modèle qui semble organisé, décisif ou facile à suivre. En d’autres termes, la boxe a eu du temps, de la participation et de l’argent, mais elle a encore du mal à présenter une voie unique et claire qui semble évidente au public.
C’est pourquoi la formule « plus de 100 ans » transforme l’argument d’un conflit entre promoteurs en une mise en accusation de la façon dont le sport a été géré pendant des générations.
Ce que le blanc est vraiment un défi
White ne dit pas que la boxe ne peut pas organiser de grands combats. C’est clairement possible. Il suggère que les dirigeants du sport n'ont pas appris à rivaliser en tant qu'industrie dans un paysage moderne où les fans attendent de la clarté, de la continuité et de l'élan.
Son coup « sans vision » n’est pas simplement une fouille personnelle. C’est sa façon de présenter la boxe comme réactive plutôt que construite autour d’un plan cohérent.
Ce cadre positionne également Zuffa Boxing dans le rôle que White souhaite : non pas comme un autre promoteur dans le mix, mais comme une alternative centralisée qui peut revendiquer une direction alors que d'autres en manquent.
Pourquoi c'est important
Les rivalités entre promoteurs vont et viennent. Ce que White essaie de créer, c’est une conversation complètement différente.
Si le sport a eu un siècle pour resserrer sa structure et ne l’a toujours pas fait, White peut affirmer que le problème ne vient pas des personnalités. C'est le cadre lui-même. Et si le cadre pose problème, alors les défenses habituelles – « nous pouvons aussi dépenser », « nous pouvons aussi recruter des combattants », « nous pouvons aussi organiser des événements » – cessent d’être le point principal.
C’est le message sous-jacent de ses commentaires : la boxe a depuis longtemps les ressources nécessaires pour paraître plus solide en tant que produit, et le fait qu’elle continue à se diviser en intérêts concurrents est, pour lui, la preuve d’un problème de leadership plutôt que d’un problème de budget.
Il est également plus facile de faire cette affirmation maintenant. Avant que Turki Alalshikh ne remodèle le paysage financier, White lui-même avait du mal à trouver un point d’entrée clair dans la boxe.
Pour les promoteurs établis, le danger n’est pas l’insulte. C’est l’histoire que White essaie de faire perdurer : l’insulte s’estompera, mais pas la question structurelle.
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