Quand Daniel Cormier dit que l'UFC est « plus amusant » que la boxe, ce n'est pas du bruit. C’est un jugement sur ce qu’il pense que les soirées de combat modernes apportent réellement.
Cormier répondait à la suggestion de Shakur Stevenson selon laquelle l'UFC ne pourrait jamais boxer. Il s'est rangé du côté de Joaquin Buckley lors d'un échange qui a également attiré Terence Crawford et a fait valoir que la boxe d'aujourd'hui ne propose pas systématiquement le genre d'événements qu'il a grandi en regardant.
Il a fait référence aux époques de Muhammad Ali, de Mike Tyson, des Quatre Rois et de Lennox Lewis comme références. Il a également souligné Canelo Alvarez contre Crawford, affirmant que cela « ressemblait à un grand événement », mais a ajouté que lorsque Crawford contrôlait Canelo, « ce n'était tout simplement pas si amusant ».
Ensuite, il n’a laissé aucune place à l’interprétation.
« Alors que quand vous arrivez à l'UFC, c'est plus amusant, c'est plus excitant et c'est juste mieux… Nous ne boxons pas. L'UFC est meilleur. C'est juste la foutue vérité. »
Ce que Cormier mesure réellement
Ce n’est pas seulement une question de nostalgie. C'est une question de tempo – et c'est là que la comparaison se resserre.
Cormier veut des nuits urgentes. Il veut une intention visible. Il veut des finitions, des échanges et des changements de dynamique. Lorsqu’un combattant comme Crawford réalise une performance composée et contrôlée, certains téléspectateurs voient la maîtrise. D’autres voient un manque de chaos.
Cette tension n'est pas propre à la boxe. Il existe dans tous les sports de combat, y compris l'UFC. La domination peut être impressionnante. Cela peut aussi calmer une foule, que ce soit au centre d’un ring ou sur la toile contre la clôture.
La structure façonne l'expérience
La boxe consiste en des rounds de combat debout de trois minutes. Si l’action s’arrête, elle est séparée. Si quelqu’un tombe, le combat reprend aux pieds. Chaque échange se déroule debout.
Le MMA fonctionne différemment. Le grappin est central. Un combattant peut sécuriser une position et la conserver. Ce contrôle peut s’étendre sur plusieurs minutes à la fois.
C'est là que l'argument « plus amusant » devient subjectif.
Si un tour contient quatre minutes de contrôle du tapis avec des dégâts limités, est-ce automatiquement plus excitant que des échanges soutenus debout ? C'est peut-être technique. Cela peut être efficace. Mais cela reflète la même dynamique de contrôle que Cormier critique en boxe.
Mais l’excitation concerne ce qui se déroule devant le spectateur, instant après instant.
L’avantage structurel de l’UFC ne garantit pas une action. C'est un contrôle centralisé. Une promotion contrôle les ceintures, le matchmaking et la direction promotionnelle. Cette cohérence crée de la clarté, mais elle n’élimine pas de longues périodes de domination positionnelle à l’intérieur de la cage.
La boxe, de par sa conception, est axée sur les promoteurs plutôt que sur la ligue, et elle n’a jamais fonctionné sous une structure centralisée unique.
La fragmentation peut retarder les grands combats. Cela peut compliquer les récits. Mais cela n’élimine pas le drame dans les cordes.
La nostalgie ne décide pas du présent
Chaque époque se souvient de ses guerres et oublie ses parties d'échecs. Les années 70 et 80 ont produit des classiques, mais elles ont également produit des batailles tactiques qui demandaient de la patience pour être appréciées.
Devin Haney a répliqué, arguant que Cormier avait commodément ignoré l'ère Floyd Mayweather – une période qui a produit certains des plus grands événements de l'histoire de la boxe moderne.
Cependant, le contrôle de Crawford sur Canelo n’est pas la preuve que la boxe manque d’enthousiasme. C'est la preuve que les combattants d'élite peuvent imposer le contrôle. L’UFC a ses propres versions de cette dynamique lorsque les lutteurs dictent leurs conditions pendant de longues périodes.
Les deux sports produisent de l’éclat. Les deux produisent du contrôle.
Cormier a le droit de croire que l’UFC est plus excitant. C'est son point de vue. Mais pour juger ce qui est « plus amusant », il vaut la peine de séparer la cohérence de la marque du rythme sur le ring.
Le plaisir sera toujours personnel. Mais lorsque la norme est une excitation constante, la comparaison se resserre – et le jeu au sol fait partie du même débat sur le tempo que Cormier visait à la boxe.
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