Carl Froch n'a jamais hésité à exprimer son opinion sur la famille Fury.
Sur son Froch sur les combats podcast, l'ancien champion des super-moyens a pris des photos répétées de Tyson Fury et de John Fury, et il adoucit rarement le langage.
Cette friction de longue date s'est à nouveau révélée au grand jour cette semaine lorsque Froch et John Fury se sont croisés lors d'un événement de lancement Fury vs Makhmudov, et l'animosité s'est rapidement transformée en discussions sur un combat.
Sur le papier, cela ressemble à un genre de boxe à spectacle auquel il est souvent difficile de résister. Dans la pratique, il y a un obstacle sérieux avant que quoi que ce soit ne bouge.
Le défaut du plan directeur Froch vs John Fury
Si Froch contre John Fury était un jour sérieusement proposé au Royaume-Uni, le premier appel ne serait pas adressé à un promoteur, un diffuseur ou un lieu. Ce serait au British Boxing Board of Control.
C’est là que le plan directeur trouve son point faible.
L'Office dispose d'un large pouvoir discrétionnaire lorsqu'il délivre des licences. Un combat ne peut pas avoir lieu en Grande-Bretagne sans l’approbation réglementaire, et cette approbation n’est jamais automatique. Le Conseil se réserve le droit de refuser une licence s'il estime que l'approbation porterait atteinte à l'intégrité du sport ou à la confiance du public.
La condamnation de John Fury en 2005 pour agression violente, pour laquelle il a purgé une peine de prison, ferait inévitablement partie de toute évaluation.
Une condamnation ne constitue pas, en soi, une interdiction à vie. La boxe a déjà autorisé des personnes ayant un casier judiciaire. Mais cela implique un examen minutieux et cela remet la décision fermement entre les mains du Conseil.
Les récentes altercations publiques seraient également prises en compte dans cet examen plus large. Lorsque les incidents font partie du cycle de promotion, les régulateurs ne peuvent pas les ignorer et les considérer comme un bruit de fond.
Ce n'est pas seulement une question de fureur
Ce n’est pas non plus simplement un problème de John Fury.
Froch est à la retraite depuis plus d'une décennie. Tout retour, même sous une forme ponctuelle, impliquerait des contrôles de licence, d'examen médical, d'assurance et d'aptitude. Il n’y a pas de raccourci pour contourner ce problème, et aucun promoteur ne peut s’en sortir. Ajoutez l'âge de John Fury à l'équation et les contrôles médicaux et d'aptitude deviennent encore plus importants.
C'est pourquoi cette histoire est différente d'une légende standard. Deux hommes peuvent s'entendre pour régler une querelle. Cela ne signifie pas que ce sport sera autorisé à se dérouler en Grande-Bretagne.
Suivre le modèle « loyauté et responsabilité »
L'article d'hier du Boxesport sur la frontière ténue entre loyauté et responsabilité a capturé quelque chose sur lequel la boxe ne cesse de buter : les moments autour des événements majeurs commencent à entrer en concurrence avec les événements eux-mêmes.
Lorsque les entourages font la une des journaux, le sport risque de perdre le contrôle de son propre récit.
L’affrontement entre Froch et Fury ajoute du carburant, mais il soulève également une question plus fondée. Que se passe-t-il lorsque la volatilité passe de la promotion à la participation ?
En Grande-Bretagne, cette question se pose à la porte du régulateur.
Si le combat était présenté comme une exhibition en dehors du Royaume-Uni, un cadre différent pourrait s’appliquer. Mais si l’idée est de le vendre comme un spectacle britannique, le chemin passe directement par le British Boxing Board of Control.
Avant les lieux, les bourses ou les discussions sous la carte, il y a une question de licence. En attendant que cette question soit résolue, Froch vs John Fury reste ce qu'il est aujourd'hui : un concept phare en attente d'autorisation réglementaire avant même que cela ne devienne possible.
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